Trois montants, trois usages. Additionner la rémunération, les frais de mandat et le budget de l’équipe donnerait une image trompeuse du revenu du député. Une enveloppe disponible ne décrit pas non plus la dépense réellement engagée.
7 637,39 €
Indemnité brute mensuelle
Comprendre la rémunération →7 238,04 €
Dotation mensuelle en métropole
Voir les usages autorisés →11 463 €
Crédit mensuel collaborateurs
Comprendre ce budget →1. La rémunération personnelle
L’indemnité parlementaire réunit une part de base, une indemnité de résidence et une indemnité de fonction. Son montant brut est de 7 637,39 € par mois, au barème du 1er janvier 2024 toujours repris dans la fiche de l’Assemblée de janvier 2026.
Vie publique — composition de l’indemnité
Net avant impôt : 5 953,34 €/mois. Indemnités imposables. Certaines fonctions ouvrent des suppléments.
Assemblée nationale — retenues et barèmes des fonctions particulières (I)
2. Les dépenses liées au mandat
Depuis janvier 2026, la dotation de fonctionnement parlementaire (DFP) regroupe les anciennes enveloppes de frais de mandat et de dépenses matérielles. Elle atteint 7 238,04 € par mois en métropole. Informatique, téléphonie et taxis professionnels y sont notamment imputés : ce ne sont pas des sommes à rajouter à cette dotation.
Assemblée nationale — budget 2026, dépenses de fonctionnement
Les montants diffèrent pour l’outre-mer et les Français établis à l’étranger. Cette avance est réservée aux dépenses autorisées : permanence, déplacements, hébergement, formation, documentation, communication, réception et prestations liées au mandat.
Quelles limites et quels contrôles ?
- Compte bancaire dédié, enregistrement des dépenses et recours à un expert-comptable.
- Dépenses personnelles, amendes et achat immobilier exclus.
- Justificatifs à conserver ; une exception existe pour 150 € par semaine, mais le lien avec le mandat doit toujours être expliqué.
- Contrôle du déontologue au moins une fois par législature, avec possibilité de contrôles supplémentaires.
- Sommes non utilisées à restituer en fin de mandat ; dépenses irrégulières à rembourser personnellement.
Assemblée nationale — barèmes territoriaux, dépenses autorisées et contrôles de la DFP
3. Une équipe de collaborateurs
Le crédit de 11 463 € par mois permet d’employer jusqu’à cinq collaborateurs. Le député est leur employeur ; leurs contrats relèvent du droit privé. Cette somme finance leur travail, elle ne constitue pas le salaire personnel du député.
Assemblée nationale — statut et crédit des collaborateurs
Lorsque la gestion est confiée à l’Assemblée, celle-ci prend en charge les cotisations patronales en plus du crédit.
Assemblée nationale — financement de l’équipe dans le budget 2026
4. Transports, hébergement et services
Les déplacements
Train en première ou seconde classe ; avion avec quotas selon la circonscription ; Navigo sous conditions. Véhicules avec chauffeur partagés, selon disponibilité. Les prises en charge sont encadrées par le mandat.
L’hébergement à Paris
Bureau-chambre, résidence ou hôtel sous conditions. Alternative : loyer remboursé jusqu’à 1 200 €/mois, sur critères d’éligibilité, sans cumul avec résidence ou hôtel. Le logement ne peut appartenir au député ni à certains proches.
Les locaux et la restauration
Bureau individuel, téléphonie et reprographie à l’Assemblée. Restaurants accessibles, repas payants.
Assemblée nationale — quotas de transport, conditions d’hébergement et services (II.2 à II.4)
5. Protection sociale et fin de mandat
Santé
Régime spécial : prestations de base identiques au régime général, complémentaire facultative.
Famille
Prestations familiales légales avec exceptions ; garde d’enfant de moins de trois ans : 323,76 €/mois.
Retraite
Caisse spécifique, financée par cotisations et subvention ; pension selon les annuités et conditions d’âge.
Après une non-réélection
Allocation de retour à l’emploi sous conditions de recherche d’emploi, cotisation et retraite ; durée limitée, dégressivité selon l’âge.
6. La protection juridique du mandat
L’immunité protège les opinions et votes émis dans l’exercice des fonctions parlementaires. Pour les actes étrangers au mandat, des poursuites restent possibles. Certaines mesures privatives ou restrictives de liberté nécessitent l’autorisation du Bureau, sauf notamment en cas de flagrant délit ou de condamnation définitive.
Ce statut comporte aussi des obligations : déclarations de patrimoine et d’intérêts, règles de cumul et incompatibilités professionnelles.
Assemblée nationale — immunités, obligations et incompatibilités